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Xavier LEDUCQ
Maître Xavier LEDUCQ, avocat
à la Cour, est membre du Cabinet CRTD & Associés, sociétés
inter-barreaux.
Mesdames, Messieurs,
Faire une synthèse en si peu de
temps imparti relève du défi !
Car le sujet de l'accès à la preuve en expertise est naturellement vaste
: bien souvent, la preuve n'est pas absolue elle est fortement relative,
comme d'ailleurs nous le rappelle le théâtre de Pirandello « A chacun
sa vérité » !
Je vais tenter en 3 minutes de développer les 3 points majeurs qui ressortent
de ces très riches communications.
Les intervenants qui se sont succédés depuis le début de la conférence
ont été passionnants et instructifs sur leur métier respectif, sur leur
méthodologie d'approche expertale.
Cependant, au delà de la diversité des expériences, nous retrouvons 3
préoccupations majeures :
Une méthodologie maîtrisée, de la rigueur dans la démarche, de
la capacité à gérer les priorités et les urgences (j'en veux pour preuve
les derniers intervenants sur l'accidentologie), et aussi (et surtout
?) une capacité à fédérer les compétences autour de soi : les sujets deviennent
de plus en plus complexes ; n'est-ce pas d'ailleurs à ce titre que les
justiciables ont recours à l'expertise judicaire ?
L'expert judicaire doit être aussi un homme orchestre capable de fédérer
les savoirs autour de lui pour trouver la bonne compétence là où elle
se trouve.
Une pédagogie; il faut savoir
analyser, investiguer, interpréter mais aussi expliquer. Ce point est
capital, et nous en avons compris l'importance absolue d'une part avec
le film sur le carambolage de l'A10 et d'autre part avec la communication
sur les récentes évolutions technologiques en matière d'imagerie médicale.
Une objectivité, et cela
a été rappelé de façon constante par chacun des intervenants. Ce point
est capital car l'objectivité c'est l'indépendance et l'indépendance c'est
la légitimité de l'homme de l'art aux yeux des justiciables et du magistrat
qui l'a nommé.
Ces 3 points s'adossent les uns
aux autres :
- la pédagogie complète la méthodologie dans l'intervention de l'expert
judiciaire
- et l'objectivité apporte la légitimité nécessaire à l'intervention de
l'expert judicaire.
Cependant, et je terminerai sur ce point, il manquait peut être un aspect
dans les communications : l'insuffisance dans l'information descendante
entre les magistrats et les experts judicaires sur le suivi des affaires
une fois le rapport déposé.
Comment mon travail a-t-il été pris en compte par les magistrats
?
En effet, trop peu souvent les experts ont des retours sur cet aspect.
Il y aurait peut être là une piste d'amélioration qui participerait à
une sorte de cercle vertueux d'amélioration continue.
Je vous remercie pour votre attention.
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